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Publié par Velidhu

Le vieux qui lisait des romans d'amour de Luis Sepulveda

De quoi ça parle?
- De l'amour.
A cette réponse du vieux, il se rapprocha, très intéressé.
- Sans blague? Avec des bonnes femmes riches, chaudes et tout?
Le vieux ferma le livre d'un coup sec qui fit trembler la flamme de la lampe.
- Non. Ca parle de l'autre amour, celui qui fait souffrir."

Un petit récit que cette histoire d’un vieil homme qui se retrouve un peu malgré lui à la poursuite d’un fauve qui sème la terreur non loin del Idillio, sorte de mini village perdu en Amazonie. Le vieux est arrivé dans ce village des décennies plus tôt, sa femme et lui on tout quitté pour repartir à zéro et échapper aux médisances de leurs familles et voisins. Appâtés par l’offre de l’état qui promet un terrain à ceux qui acceptent de venir travailler la terre le long du fleuve, ils se retrouvent vite confrontés à la dure réalité de la vie en milieu sauvage.

Bien des années plus tard, le vieux se rend compte qu’il sait lire et décide que rien n’est plus beau que le roman d’amour, avec des histoires qui font mal et pleurer, mais qui se finissent bien. La bêtise d’un colon l’obligera à sortir de ses bouquins...

Un livre qui se lit très facilement, une bonne description de la faune et la flore amazonienne, un vrai coup de cœur pour le dénouement.

Un roman à conseiller.

"Le vieux qui lisait des romans d'amour" de Luis Sepulveda

Paru aux éditions Seuil en janvier 1997

ISBN 978-2020239301

5.90€ (éditions points)

Le vieux qui lisait des romans d'amour de Luis Sepulveda

L'auteur

Luis Sepúlveda est un écrivain chilien. Son premier roman, Le Vieux qui lisait des romans d'amour, traduit en trente-cinq langues et adapté au grand écran en 2001, lui a apporté une renommée internationale.

Son œuvre, fortement marquée par l'engagement politique et écologique ainsi que par la répression des dictatures des années 70, mêle le goût du voyage et son intérêt pour les peuples premiers. Dés 1961, il milite dans les jeunesses communistes. En 1975, il finit par être emprisonné et condamné à 28 ans de prison. Il n'en fera que deux et demi dans une prison pour opposants politiques, grâce à l'intervention d'Amnesty International. Sa peine est commuée en 8 ans d'exil. Il en profite pour voyager en Amérique du sud (Equateur, Pérou, Colombie, Nicaragua).

En équateur, il fonde une troupe de théâtre, puis vivra un an avec les indiens Shuars (1978). Lors de son séjour au Nicaragua il prend parti pour la brigade Simon Bolivar et s'engage dans la lutte aux côté des sandinistes. Il revient cependant du Nicaragua déçu « qu'une belle révolution ait fini en enfer à cause des infirmités de toujours : le dogmatisme, l'uniformisation et le manque de générosité créative ».

A la fin de la révolution, il devient reporter. Il part ensuite pour Europe comme journaliste et s'installe en 1982 à Hambourg où il passe quatorze ans. Les raisons pour lesquelles il se fixe en Allemagne sont diverses. Parmi elles un goût prononcé pour les romantiques allemands, l'envie de lire Marx et Engels dans le texte, un long séjour en prison qui lui a laissé des loisirs pour apprendre les langues étrangères, et aussi le fait que c'est la section allemande d'Amnesty International qui a réussi à le faire sortir des geôles de Pinochet. A cette même période il devient très actif au sein de l'orgnisation Greenpeace où il restera jusqu'en 1987.

En 1996, il s'installe dans les Asturies, au nord de l'Espagne, à Gijón à cause de la « tradition de lutte politique instaurée par les mineurs, du sens de la fraternité qui y règne ». Il fonde et il anime le Salon du livre ibéro-américain de Gijón destiné à promouvoir la rencontre entre les auteurs, les éditeurs et les libraires latino-américains et leurs homologues européens. Il milite pour la Fédération Internationale des Droits de l'Homme. Au talent d'écrivain s'ajoutent ses engagements politiques contre les séquelles laissées en Amérique du Sud par les dictatures militaires, en faveur de l'écologie militante, des peuples premiers.

Il savait lire.
Ce fut la découverte la plus importante de sa vie. Il savait lire. Il possédait l'antidote contre le redoutable venin de la vieillesse. Il savait lire. Mais il n'avait rien à lire.

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