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Publié par Velidhu

Lusitania de Claude Mossé

1912, le Lusitania, fleuron de la flotte anglaise a pour concurrent direct le Titanic. Bien qu’ayant déjà effectué à plusieurs reprises et dans des délais forts appréciables, la traversée de l’Atlantique lorsque le Titanic effectua son unique traversée, le Lusitania n’a pas réellement marqué les esprits bien qu’il soit plus luxueux et presque aussi rapide que son concurrent.

Cette histoire débute en suivant Winston Churchill, premier Lord de L’Amirauté, qui en 1914 sentait que la paix qui semblait régner en Europe était plus qu’instable. Son souhait était de construire plus de navires de guerre afin que l’Angleterre ayant une des plus importantes forces militaires marine conserve un avantage sur les autres pays. Si guerre il y avait, il avait l’intime conviction qu’elle se gagnerait sur les flots. Il savait que les Allemands construisaient de nouveaux navires de guerre ainsi que des U-Boot et ne souhaitait pas leur laisser un quelconque avantage.

Une fois la guerre déclarée, il ne s’était pas trompé, l’Allemagne et ses alliés n’hésitaient pas à couler les embarcations qui par le transport de marchandises pouvaient amener une aide aux forces adverses. Seuls les paquebots transformés en hôpitaux ainsi que les navires de transport civil étaient épargnés. 

Churchill, y voyant une possibilité de détourner cette situation à son avantage et n’ayant plus le temps de lancer la construction de nouveaux navires de guerre sur les chantiers navals, décida de transformer des paquebots de transport civil en bateaux de guerre. C’est ainsi que le Lusitania, accueilli des canons à son bord. 

 

La guerre, dont certains pensaient qu’elle allait se terminer rapidement, se fit de plus en plus rude, et Churchill demanda de l’aide aux États-Unis, qui refusèrent malgré la situation catastrophique à prendre part à cette guerre qui ne la concernait pas.

Le naufrage du Lusitania qui sombra en vingt minutes au large des côtes irlandaises couta la vie à plus de mille personnes. 

 

Dans ce passionnant roman, Claude Mossé nous raconte l’histoire du Lusitania au travers des récits de William Turner, Capitaine du Lusitania et survivant et de Harry wallace, représentant de la compagnie maritime Cunard à laquelle appartenait le paquebot.

 

Comment une seule torpille a-t-elle pu faire sombrer ce géant des mers ? Y a -t-il eu réellement une seconde explosion, plus puissante comme certains rescapés le disent ? Autant de questions qui méritent des réponses.

 

J’ai vraiment apprécié cette lecture qui rejoint d’ailleurs mon onglet « Coup de cœur ». Bien que je lise assez peu de romans historiques, surtout s’ils traitent de la première ou seconde guerre mondiale, j’ai pu ici, à travers ce livre comprendre le rôle de Churchill dans ce conflit ainsi que les circonstances du refus des USA à entrer en guerre. J’ai été subjuguée d’apprendre que le Lusitania était plus fastueux et presque aussi rapide que le Titanic. Une partie du roman parle de l’immigration des Irlandais vers les USA et des conditions d’accueil et de retour de ces personnes espérant un avenir meilleur sur le nouveau continent.

 

Ce livre se lit aisément malgré de nombreux détails et une fois commencé, une seule hâte, celle de connaître le pourquoi de ce naufrage.

À conseiller aux amateurs de romans sur la guerre, de faits historiques ou encore aux amoureux d’histoires hors du commun.

 

Merci à Babelio et à sa Masse Critique ainsi qu’aux éditions Fayard pour l’envoi de roman qui m’a passionné. D’ailleurs, je l’ai conseillé à plusieurs de mes connaissances qui apprécient ce genre de littérature.

 

 

 

La politique est presque aussi excitante que la guerre, et beaucoup plus dangereuse. A la guerre, vous pouvez être tué une fois seulement, en politique plusieurs.

Lusitania de Claude Mossé

L'auteur

Claude Mossé, né le 9 mars 1928 à Paris, est l'auteur de nombreux ouvrages. Il a longtemps été grand reporter, notamment pour la Radio suisse romande et la Télévision suisse romande.

  • collaboration à de nombreux médias audiovisuels : Radio Monte Carlo, Radio Luxembourg, Radio Télévision Belge, Radio Canada, France Inter, Antenne 2, France Régions 3 national, FR 3 Lyon-Rhône-Alpes, Société Française de Production...
  • Grand reporter pendant trente ans pour la Radio Télévision suisse romande. Producteur et animateur d'émissions littéraires, d'histoire, de voyages...
  • Collaboration à de nombreux organes de presse écrite : Réalités, Nice Matin, L'Indépendant, Le Républicain Lorrain, Le Coopérateur de France, La Nouvelle République du Centre, Radio TV (Lausanne), La Tribune de Genève, Plaisirs Gastronomie Magazine (Suisse).
  • de 1960 à 1990, a rendu compte de l'actualité. Entre autres événements : les obsèques du général De Gaulle, de W. Churchill... la guerre du Biafra, du Bangladesh, des Six Jours... les départs pour la lune des fusées Apollo...
  • de 1963 à 1981, a parcouru le monde entier pour des reportages quotidiens. Parmi ses "Carnets de route" : le Transsibérien, la route de la drogue vers l'Afghanistan et le Népal, l'itinéraire Cap Horn/Alaska, les Indiens d'Amazonie, les mines d'or d'Afrique du Sud au temps de l'apartheid, le Mexique, l'île de Sainte-Hélène, les Fidji...
  • en 1977, a entrepris et réussi leTour du monde en 80 jours, sur les traces de Phileas Fogg, pour France Inter.

A écrit plusieurs fictions radiophoniques, diffusées par la Radio suisse romande :

  • La Carrière (43 épisodes) avec Michel Bouquet
  • Place de la Seigneurie (25 épisodes)
  • Scoop

ainsi que 400 contes, proposés quotidiennement par la RSR, en soirée, de 1991 à 1993,

et des films radiophoniques originaux hebdomadaires.

Claude Mossé a publié plus de quarante essais, enquêtes et romans historiques, dont la saga les Borgias.

Nul n'était plus passionnément anglais que Churchill, se refusant à croire à une possible victoire des Allemands. e péril, il avait voulu l'éviter.
Par patriotisme aveugle, il n'avait pas imaginé une opération aussi importante que le torpillage du prestigieux Lusitania, chacun par faiblesse, ne songerait qu'à défendre ses intérêts, en fomentant un complot. Churchill, lui, tentait de se rassurer. S'il y avait eu un si grand nombre de victimes, si le Lusitania gisait dans les fonds sous-marins, c'était à la suite d'une deuxième explosion dont il n'avait jamais accepté la réalité.
Avec Mersey, il était de ceux qui s'étaient acharnés contre William Turner, injustement accusé de négligences coupables. Les intrigants ont souvent besoin d'un bouc émissaire.L

Page 349-350

Lusitania de Claude MosséLusitania de Claude Mossé

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Brett Sinclair 15/09/2016 02:21

Je suis en train de le lire. C'est pas mal écrit; je n'en suis pas encore très loin mais je peux déjà dire que tout ce que j'ai pu lire au sujet du Lusitania dans ce roman est un tissu d'inepties assez grotesques et qu'une simple consultation de Wikipedia aurait évité à l'auteur. Non le Lusitania n'était pas "presque aussi rapide que le Titanic"; non... Le Lusitania et son sister-ship le Mauretania (et non "Mauritania", comme l'orthographie l'auteur) étaient les navires les plus rapides de leur temps. Le Mauretania a possédé le ruban bleu dans les deux sens de traversée, donc le record de vitesse transatlantique de 1907 à 1929 ! On excusera du peu. Mossé fait preuve d'une très très décevante méconnaissance de l'histoire de la transatlantique et de la navigation en général, ce qui l'amène à tomber dans des panneaux aussi grotesques que le Titanic (qu'il dote de 4 turbines quand il n'en possédait qu'une centrale à basse pression, ses deux arbres principaux étant mus par des machines à triple expansion) faisant la course au ruban bleu, son commandant se vantant de la chose de surcroît (quand on sait qui était le Cpt Smith on rit un moment...); et la liste est très longue. Une des pires erreurs que je recense pour l'instant est que le Lusitania n'a, à ma connaissance, jamais été armé. Mais en revanche, dès sa construction, il fut conçu spécialement, et sa coque fut dessinée dans le but de pouvoir le convertir (idem pour son jumeau Mauretania) en croiseur auxiliaire. La Cunard n'ayant pas assez de liquidités pour engager la construction simultanée de ses deux géants, elle dit en effet appel à la Couronne pour se financer; en échange de quoi l'Amirauté avait dicté ses conditions. Donc, contrairement à ce que dit Mossé, l'idée d'armer le Lusitania n'est pas sortie du crâne de Churchill comme ça : cette idée était projetée dès la conception du navire, dès la planche à dessin et ne connut jamais de mise en œuvre réelle. Bref, tout cela est marqué du sceau de l'ignorance et cela gâche grandement mon plaisir de lecteur.

Velidhu 19/09/2016 18:04

Vous en savez certainement plus que moi sur ce navire. Pour quelqu'un de non initié comme moi, ce roman m'a semblé très bien. Evidemment, je n'ai pas analysé l'histoire du Lusitania pour voir si les faits étaient avérés.

le livre-vie 21/06/2015 22:30

Tu donnes très envie de le découvrir!! Merci!

Velidhu - Que Lire ? 22/06/2015 08:10

De rien. C'est agréable à lire malgré le sujet très dur. J'ai beaucoup aimé alors que pourtant, je n'aime pas trop les récits sur la guerre. Mais comme l'histoire est centrée sur le navire, la guerre devient presque secondaire.

Grybouille 19/06/2015 18:36

Hou Hou, une page d'histoire, merci pour ce rappel, un livre que je vais me procurer et nous en reparlerons... @bientôt, Grybouille.

Velidhu - Que Lire ? 20/06/2015 07:43

Ok ! Et moi, j'ai une folle envie de lire les Borgias de cet auteur ! J'avais vu quelques épisodes de la série sur Canal+ mais je crois que lire les romans sera plus instructifs !