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Publié par Velidhu

Mirage de Douglas Kennedy

Je me suis interrogée sur cette tendance que j’avais à me sentir responsable de tout, à l’impact que mon si irresponsable et si merveilleux père avait eu sur ma conception du monde, et à mon entêtement à choisir des hommes voués à l’autodestruction avec le désir inconscient de les en sauver…

« Mirage » est le premier roman de Douglas Kennedy que je lis et celui dont on m’avait dit tant de bien, notamment, à propos de son livre « L’homme qui voulait vivre sa vie » ne m’a pas réellement convaincue.

Robyn et Paul sont mariés et très amoureux, depuis quelques mois, ils tentent en vain de faire un enfant. Robyn est d’autant plus déprimée que Paul renoue avec ses anciens démons : l’argent lui brûle les doigts. C’est d’ailleurs comme ça qu’elle avait fait sa connaissance en acceptant de s’occuper de sa comptabilité et en l’aidant à purger ses dettes.

Artiste, Paul, qui vient de vendre certains de ses dessins, propose à sa femme de partir plusieurs semaines au Maroc, pays où il a vécu quelques années. Il pourra exercer son art et elle, perfectionnerait son français. Mais Paul n’est pas tout à fait honnête avec Robyn qui apprend que son mari lui a caché un terrible secret ! Refusant d’affronter la réalité, il disparaît laissant sa femme à Essaouira.

L’histoire aurait pu être passionnante, mais m’a fortement irritée. Où est donc le Maroc que je connais ? Les clichés sont tellement présents dans ce roman que ça en est vite devenu lourd.

Tout d’abord, l’héroïne, Robyn. Comptable qui croit que tout s’achète y compris les humains. Elle qui pour des raisons financières, hésitait à faire se voyage, se retrouve à distribuer des liasses de billets à chaque page du roman. Les bakchichs sont innombrables et les sommes exubérantes. Froide et directive, elle ne suscite guère la sympathie !

Paul, est un goujat. Cet homme n’a à aucun moment fait naître un sentiment positif chez moi. Je n’ai pas très bien compris pourquoi il abandonne sa femme de cette façon sans se soucier de ce qui pourrait lui arriver. Pour tout dire, je n’ai pas très bien compris non plus pourquoi, elle persistait à courir après lui de la sorte alors qu’elle était dans une situation des plus délicate.

Les personnages secondaires sont affligeants : petites frappes, escrocs au grand cœur qui se soucient du bien-être de notre héroïne (contre rémunération) sans oublier les ex-femmes acariâtres ou les pauvres marchands soumis. Et toujours notre Robyn qui lance ses liasses de billets à tour de bras...

Ensuite, on arrive à la troisième partie du roman qui se veut « initiatique » ! Par pitié, le prêtre repenti, les phrases toutes faites comme « on ne voit que ce que l’on a envie de voire », les visions... trop c’est trop ! Et cette idiote qui court toujours et met sa vie en danger.

Vous l’aurez comprit, je n’ai pas aimé ce livre. Le pays et sa population sont méconnaissables, les personnages principaux sont dénués de bon sens, l’argent, omniprésent, alourdi l’intrigue qui je le répète aurait pu être palpitante !

Ce roman a été une grosse déception et après en avoir parlé avec des inconditionnels de Douglas Kennedy, il s’avère que je ne suis pas la seule à ne pas avoir apprécié. Je n’aurais pas commencé par le bon titre m'ont dit certains de ses fans. Alors, je vais lui laisser une seconde chance et lirai d’ici la fin de l’année un autre de ces romans, car il faut bien l’avouer, je suis déçue de ne pas avoir ressenti l’engouement qu’éprouvent tant de lecteurs pour Douglas Kennedy.

Cette histoire, je l’ai écoutée en livre audio. Nathalie Hugo a une voix magnifique et très douce, j’ai cependant trouvé que dans son interprétation des personnages masculins, elle avait tendance à forcer le trait, ce qui donnait un rendu un peu trop artificiel à mon goût. Malgré tout, j’ai écouté ce livre audio jusqu’au bout et ai été tout de même captivée par l’histoire dont je voulais à tout prix connaître le dénouement.

RDV raté cette fois-ci avec Douglas Kennedy, mais je lui laisse une seconde chance !

"Mirage" de Douglas Kennedy

Paru chez audiolib le 9 juin 2015

23.90 €

◾ Format : Livre audio 2CD MP3

◾ Code EAN : 9782356419507

Broché :

Paru le 7 mai aux éditions Belfond

ISBN-13: 978-2714446374

425 pages

22.50€

Mirage de Douglas Kennedy

L'auteur

Douglas Kennedy étudie à la Collegiate School (le plus vieux lycée de New York) et au Bowdoin College dans l’État du Maine, avant de partir un an au Trinity College de Dublin en 1974.

De retour à New York, il devient régisseur dans des théâtres de Broadway. En mars 1977, entre deux productions, il décide de partir à Dublin pour rendre visite à des amis. À Dublin, il devient cofondateur d’une compagnie de théâtre. Il rejoint ensuite le National Theatre of Ireland en tant qu’administrateur de la branche expérimentale. Il y passe cinq années (1978-1983), pendant lesquelles il commence à écrire, la nuit.

En 1980, il vend sa première pièce à la chaîne de radio britannique BBC Radio 4. En 1983, il démissionne de son poste au National Theatre of Ireland pour se consacrer exclusivement à l’écriture. Pour survivre, il devient journaliste indépendant, notamment pour l’Irish Times où il tient une rubrique de 1984 à 1986. En mars 1988, il déménage à Londres, au moment où son premier livre, un récit de voyage, est publié.

En 1994, paraît son premier roman, "Cul-de-sac". En 1997, il est porté à l’écran par Stephan Elliott, le réalisateur de "Priscilla, folle du désert". Son deuxième roman, "L'Homme qui voulait vivre sa vie", connaît un succès international. Il est traduit en seize langues et fait partie de la liste des meilleures ventes. Son troisième roman, "Les Désarrois de Ned Allen" est aussi un best seller et un succès critique, traduit en quatorze langues. "La Poursuite du bonheur" marque un changement radical. Après trois romans que l’on pourrait décrire comme des thrillers psychologiques, il opte pour une histoire d’amour tragique. Il reçoit un excellent accueil critique. Ont suivi "Une relation dangereuse" (Belfond, 2003) et "Au pays de Dieu" (Belfond, 2004)....

Parfaitement francophone, divorcé et père de deux enfants, Douglas Kennedy vit entre Londres, Paris, Berlin et Wiscasset dans l’État du Maine où il a acheté une maison.

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Léa Touch Book 21/09/2015 17:31

J'aime beaucoup cet auteur alors je le lirai sûrement :)

Caroline 13/09/2015 20:23

J'ai vraiment envie d'essayer Douglas Kennedy mais au moins je sais que ce n'est pas avec ce roman là que j'essaierais :)

Mimi 13/09/2015 09:34

Les derniers romans sont décevants ! C'est un auteur que j'ai fini par lâcher. Mais me reste en mémoire l'excellent "cul de sac".

Rebecca G. 13/09/2015 09:15

Eh bien, t'es en colère!! :D MOi, je n'ai encore lu aucun de ses livres, bien que j'en aie quelques uns qui attendent dans ma PAL... Je ne commencerais pas par ce livre, en tout cas...!
Merci de nous confier aussi tes déceptions. Bisous.