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Publié par Velidhu

Une putain d'histoire de Bernard Minier

....la révolution numérique était en train de bâtir brique par brique le rêve millénaire de toutes les dictatures - des citoyens sans vie privée, qui renonçaient d'eux même à leur liberté...

« Une putain d’histoire », jamais un livre n’a porté aussi bien son nom !

Henri vit avec ses deux mamans sur une petite île au large du Massachusetts. Ils s’y sont installés quand il avait douze ans. Jusque là, leur vie était rythmée par leurs nombreux déménagements. Ce qu'Henri ne sait pas, c'est que ses mamans tentent depuis toujours d’échapper à son père biologique, illustre personnage dont la popularité n’a d’égal que sa puissance. À la tête d’une agence de renseignements, briguant un mandat politique qui lui ouvrira les portes du pouvoir, ce père est à la recherche de ce fils non désiré, cet enfant qui pourrait par sa seule existence ruiner son avenir.

Un matin, la petite amie d’Henri est retrouvée morte sur une plage. Pas de chance, la veille, les deux jeunes gens s'étaient disputés sur le pont du Ferry qui relie le continent à l’île. Filmés, on y voit clairement que la jeune fille est effrayée. Henri, devient dès lors le suspect N° 1 et la médiatisation de ce meurtre pourrait bien mener ses poursuivants jusqu’à lui.

Ignorant le danger qui rôde, avec l’aide de ses amis ljeune homme décide de découvrir ce qui a bien pu arriver à Naomi. Cette enquête les mènera sur les traces d’individus dangereux,aux mœurs douteuses.

Pendant ce temps, les insulaires tremblent sous la pression d’un maître chanteur divulguant leurs secrets.

À une époque où tout le monde est connecté, Big Brother est un ennemi auquel il est difficile d’échapper.

Un thriller captivant où l’on ne s’ennuie pas une seule seconde !

Un premier chapitre accrocheur et les évènements qui s’enchainent tandis que le personnage principal tente de retrouver l’assassin de sa petite amie. La seconde histoire, celle du père pourchassant son fils donne encore un peu plus de piment au récit.

Le scénario bien que compliqué est extrêmement réussi. Bernard Minier a su emprunter des voies chaotiques mêlant un grand nombre de personnages et de situations tout en gardant son histoire crédible. Et le décor, cette île battue par les vents, sert très bien ce huis clos en plein air.

Une lecture que j’ai vraiment appréciée pour l’intrigue, juste excellente, certains personnages troubles et inquiétants et pour le dénouement ahurissant.

Ce fût mon premier Bernard Minier et ça ne sera certainement pas mon dernier !

Qu’est-il arrivé à Naomi ?

Henry va-t-il pouvoir échapper à son, père ?

Qui est le maître chanteur ?

Les réponses à toutes ces questions et à bien d’autres encore dans le livre !

"Une putain d'histoire" de Bernard Minier

Paru le 23 avril 2015 aux éditions XO

ISBN-13: 978-2845637566

524 pages

21.90€

Une putain d'histoire de Bernard Minier

L'auteur

Biographie trouvée sur le site de l'auteur, encore une fois, je ne peux que m'amuser de l'humour potache des auteurs de thrillers !

1960 : Fiat lux.

1967/68 : lecture à haute voix de Robinson Crusoé par une maîtresse remplaçante en fin d’année scolaire et révélation immédiate : « je veux écrire ».

Mai 1968 : pas de barricades à Montréjeau, Haute-Garonne.

1969 : invente un jeu pour cours de récréation baptisé le Rampeur : succès immédiat.

1970 : lecture de Bob Morane, Tintin, la Marque Jaune, Edgar Rice Burroughs, Jules Verne, Lucky Luke, Pim Pam Poum. Premières BD, premiers textes.

1974 : San Antonio, le Grand Meaulnes, H.G. Wells. 1976 : Isaac Asimov, Philippe Druillet, Moebius, Philip K. Dick, Conan Doyle, Charlie Hebdo. Assassine ma première victime (de papier). 1979/1980 : premier concert rock ; ACDC à Muret, banlieue de Toulouse, avec Bon Scott.

1981 : tel Diogène dans son tonneau, observe avec circonspection la liesse populaire, ayant lu Camus, Pasolini et quelques autres. Lis William Styron, Grass, Thomas Bernhard.

1982 : déjà des dizaines de textes tapés à la machine dans mes cartons, pars pour l’Espagne façon Kerouac : sex, drug & San Miguel. N’en suis jamais tout à fait revenu. Lis Camilo José Cela, Sabato, Ortega y Gasset, Neruda, Cervantes.

1984 : débarque à Paris. Lis John Le Carré, Ellroy et Lieberman. Entre dans les Douanes.

2011 : parution de Glacé.

Retrouvez tout l'univers de l'auteur sur : http://bernard-minier.com/lauteur/

Commenter cet article

totorosreviews 30/09/2015 01:11

l'ambiance est bien rendue, l'intrigue bien ficelée, mais j'ai moins accroché que prévu :/
je reconnais par contre que je n'avais pas vu venir la fin!

Velidhu 30/09/2015 08:18

C'est vrai que la fin est surprenante. J'ai beaucoup aimé ce roman même si avec le recul, je trouve "la punition" de la personne coupable un peu tirée par les cheveux...

casscrouton 02/09/2015 16:03

Je n'ai jamais lu de romans de Bernard Minier mais bon sang, celui-ci a l'air vraiment génial !

Velidhu - Que Lire ? 02/09/2015 16:25

Tu peux tester, le Minier 2015 est un bon cru !

Mimi 02/09/2015 15:16

J'aime bien l'idée d'un huis clos en plein air.

Velidhu - Que Lire ? 02/09/2015 16:24

Il y a des endroits où même à l'air libre on étouffe...c'est le cas de cette île !