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Publié par Velidhu

Test conso : La lecture d'un roman feuilleton (Le journal d'Aztlan de Max Aka)
Test conso : La lecture d'un roman feuilleton (Le journal d'Aztlan de Max Aka)

Le roman-feuilleton perdure et surtout a le vent en poupe. Encensés, à tort ou à raison, les auteurs de ce genre de littérature sont suivis par des lecteurs enthousiastes, qui ne rateraient pour rien au monde le prochain épisode des aventures de leur héros préféré.

Je pense que vous n’avez pas pu échapper au tsunami qu’à provoqué le roman-feuilleton « After » d’Anna Todd, qui à défaut d’être une grande œuvre littéraire, est une épatante prouesse marketing engendrant un buzz mondial. Son « roman », écrit sur Smartphone et publié sur la plateforme Wattpad qui recense plus de 80 millions « d’œuvres », parle d’une amourette borderline entre une jeune ingénue prénommée Tessa et un individu inspiré d’Harry Style, le « célèbre » (chez les moins de 18 ans) membre du boys band One Direction.

Après avoir surfé sur ce site, il m’a fallu une volonté de fer pour ne pas me déconnecter dans les deux minutes qui suivirent. Force est de constater que si vous enlevez les romans érotiques à deux balles, les histoires d’ados ou de vampires, il ne vous reste plus grand-chose (rien ?) à lire. Je tente pourtant les recommandations et même, étant d’un naturel optimiste, j’ose cliquer sur l’onglet « sensationnel » et là, consternation !?! Même un étudiant lors de sa première année de FLE (français langue étrangère) ferait moins de fautes que ces auteurs de titres « sensationnels » wattpadment parlant.

Test conso : La lecture d'un roman feuilleton (Le journal d'Aztlan de Max Aka)

J’ai donc voulu tester un roman-feuilleton sans pour autant avoir à subir une lecture d’ado romantique aux hormones enragées busé en français ou de libidineux 2.0.

Et là, il est arrivé mon auteur de roman de gare ! Tout cool, « BONJOUR ! LE DENIER ÉPISODE DE JOURNAL D’AZTLÁN EST SORTI ! J’aurais pu penser : mais qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ? Mais non, je suis curieuse moi, je le cherche le roman-feuilleton qui me donnerait envie de m’abonner à “Nous Deux” et si cet auteur me jure que son histoire, publiée sur “Le petit journal.com” va pimenter mes vacances, pourquoi ne le croirais-je pas ? Vous vous imaginez bien, le niveau de mon engouement à la réception du message, quelque chose du genre : Oui oui, bien sûr, des comme toi, Max, j’en croise tous les jours ! Mais en suivant le lien joint, je me retrouve sur le site Lepetitjournal.com, et commence la lecture du dernier épisode du “Journal d’Aztlan” de Max Aka.

Test conso : La lecture d'un roman feuilleton (Le journal d'Aztlan de Max Aka)

Des gros calibres, des gros bonnets (voyez-y tous les allusions que vous voudrez, ça se trouvera de toute façon dans le roman), de la drogue, des méchants, un antihéros, des explosions et une bonne dose de vulgarité, tout est réuni pour que j’abandonne la lecture. Et pourtant non ! Quel rythme ! Quel langage ordurier savamment utilisé ! Quelle... envie que l’on me foute la paix pour connaître le fin mot de l’histoire ! Et je me voyais mentalement répondre au serveur qui me vantait ses talent d'agitateur de shaker : « Gardes-le ton cocktail ! Tu ne vois pas que je lis le journal d’Aztlan ou quoi ? ».

Je dois avouer que ce « Journal d’Aztlan » m’a emballée, tout d’abord car chaque chapitre est explosif, ce qui est une obligation dans ce format tant il faut fidéliser le lecteur et lui donner l’envie de lire la suite. Alors, les auteurs ont forcément intérêt à y mettre le paquet et c’est ce qu’il a fait Max, il a exagéré en tout et c’est jouissif. Du héros macho à moitié alcoolo, mi-inconscient — mi-détective, aux narcotrafiquants armés jusqu’aux dents, en passant par des guérilleros sadiques et une nonne pas très catholique, tout est sujet à rebondissement.

« Le journal d’Aztlan » pourrait se comparer aux SAS et ça n’a rien de péjoratif, quand on en commence un, on sait ce que l’on souhaite y trouver : des enquêtes, des meurtres, de l’action et des nanas ! Ici, c’est pareil ! Et en prime, là où les SAS vous proposent des couvertures avec une blonde en petite tenue, le Journal d’Aztlan, vous propose des illustrations du tonnerre, d’ailleurs, je vous donne le lien vers le site Flickr de l’ARTISTE avec un grand A et tout en majuscule, car il le mérite : Catchascatchcan

https://www.flickr.com/photos/catchascatchcan/sets/72157641431060644/

Un super moment de lecture, j’ai adoré suivre Maximilien dans ses aventures, j’ai eu peur pour lui, j’ai stressé pour les autres, j’ai tremblé pour elle (à vous de découvrir de qui je parle), j’ai ri en m’imaginant les personnages et en particulier la sulfureuse Angéliqua.

Bref, Max Aka ne m’avait pas menti, Le journal d’Aztlan, c’est juste ENJOY ! Détends-toi, lis et prends ton pied ! Je n’ai qu’un seul souhait, que Maximilien vive et rempile pour d’autres aventures tout aussi explosives. Je lui souhaite des dizaines de titres et des millions de ventes ! J’espère que toutes les gares du monde entier crouleront sous les exemplaires du Journal d’Aztlan symbolisant le renouveau de cette littérature pure plaisir et, que celui-ci, on le brandirait fièrement en demandant à son voisin « Eh, tu connais ? » !

SAS n'est plus, AVE MAX !

JOURNAL D’AZTLÁN :
TEX
TES : MAX AKA
IMAGES : CATCH AS CATCH CAN

Publié en 60 épisodes sur le site http://lepetitjournal.com/mexico/ de février 2014 à septembre 2015.
Épisode 1 :
http://www.lepetitjournal.com/mexico/a-voir-a-faire/litterature/177336-max-aka-journal-d-altzan

Rédacteur en chef du petit journal de Mexico : Jean-Marie Legaud

À noter : Ils cherchent un éditeur papier en France comme au Mexique (pour une version en espagnol)

Test conso : La lecture d'un roman feuilleton (Le journal d'Aztlan de Max Aka)

BIOGRAPHIE DE MAX AKA :
Tour à tour cireur de chaussures en Tanzanie, agent double pour la DGSE, journaliste indépendant en Corée du Nord, professeur de mambo à Gibraltar et trafiquant de méta-amphétamines entre le Bélize et la Floride, Max AKA a su, au cours de sa vie tourmentée, se forger un style précis et incisif, qui n'a rien à envier aux plus grands maîtres du "Roman de Gare".

Test conso : La lecture d'un roman feuilleton (Le journal d'Aztlan de Max Aka)

Biographie de Catch As Catch Can

Un peu alsacien, pas mal mexicain, Catch as Catch Can est ce que l'on pourrait appeler un esthète rassembleur, un adepte de la gravure, de la Lucha Libre et des BDs populaires mexicaines : autant d'influences qu'il aime à rassembler dans de psychédéliques collages qui ont fait sa renommée dans les galeries d'Europe et du Nouveau Monde.

En milieu de matinée est arrivé un Hummer blindé rose suivi d'un autre, noir celui-là. Du rose est descendue toute une troupe de types balafrés et calibrés à qui mieux-mieux, on aurait dit des vétérans de l'équipe de Bob Dénard en safari au Lesotho. Par contre, et là arrive la touche d'originalité, ils escortaient une miss, talons aiguilles, mini-jupe, body léopard, seins et fesses remodelés en Californie, Ray-ban modèle très récent et très bling bling, smartphone décoré de pierres précieuses à la ceinture du côté droit, et, du côté gauche, un bon vieux Magnum 357 dont la crosse était ornée d’un formidable Z en lettre d'or. On aurait dit qu'y s'agissait d’la chef de toute la bande. J'ai peut-être une chance, que je me suis dis là... Moi, séducteur hors pair, expert dans ce genre de poulettes... le Don Juan des narco-suffragettes, le Béru des ces dames hors-la-loi, l'Aldo Maccioni des Calimity Jane on m'appelait! Mais mes illusions se sont fondues dans la moiteur de cette journée qui ne faisait que commencer dans la jungle du Veracruz... Une autre troupe, identique à la première, est sortie de l'autre Hummer.

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Rebecca G. 18/10/2015 08:03

Mouais... Bof, moi ça ne me dit rien... :( Bon, il en faut pour tout les goûts... Bises. ;)

Caroline 17/10/2015 21:54

ça donne envie :3

Mimi 17/10/2015 12:29

Roman-feuilleton ? Diable, je ne pensais jamais que ça puisse encore exister. Tu as fait de ton mieux pour me convaincre. C'est vrai ta critique est tonique, pleine de punch, mais je reste sur le carreau, je n'aime pas le thème proposé. En tout cas, merci pour cette révélation.

Velidhu 18/10/2015 13:23

Et si, ça existe encore Mimi ! On ne peut pas tout aimer, mais c'était très très divertissant. Je me suis bien amusée lors de cette lecture.