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Publié par Velidhu

Daho, l'homme qui chante de David Chauvel

Eli Medeiros m'a dit cette phrase définitive : "Profite d'être toi."
Alors, c'est ce que je fais.

Daho, l'homme qui chante de David Chauvel

C’est parce que, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les chansons d’Etienne Daho, que lorsque je me suis aperçue que cette BD figurait dans une sélection Masse Critique Babelio, je l’ai immédiatement sélectionnée pour en faire la critique.

L’histoire est celle de la création de l’album « Chansons de l’innocence retrouvée », pour lequel il aura fallu trois ans de travail.

Je tiens tout d’abord à dire que ce beau-livre n’est pas forcément à conseiller à tout le monde. Les fans d’Etienne Daho, ainsi que les passionnés de musique sauront par contre l’apprécier à sa juste valeur.

De l’envie de créer en passant par l’écriture des textes, la composition de la musique, l’enregistrement de la voix en studio, les essais de mélodies faits par les musiciens, le choix des chansons, la création de la pochette, la promo, le lancement de l’album, la tournée... tout est expliqué, étape après étape, et chaque personne ayant contribué à ce que cet album voit le jour est présentée de façon minutieuse.

Les illustrations sont très épurées lorsqu’elles représentent les portraits des collaborateurs du chanteur et explosent de vie lorsqu’elles représentent la musique et la vie londonienne. C’est un peu comme si elles représentaient les images qui se bousculent dans un cerveau en ébullition. C’est assez surprenant, puis on adhère au style et aux quelques couleurs choisies.

Pour cet album, Etienne Daho semble s’être entouré de professionnels en qui il a une totale confiance. La plupart ont déjà travaillé avec lui sur d’anciens titres. Mais il aussi est un précurseur et aime aussi les artistes qui osent, c’est ainsi qu’il a choisi un jeune réalisateur anglais de 22 ans pour réaliser son clip. Déroutée par ce choix, l’équipe l’a tout de même suivi. Etienne Daho n’a-t-il pas toujours vendu au moins 100 000 exemplaires de ces albums ? Même si les avis sur le clip sont très controversés, Étienne dit suivre son intuition artistique et en général, ça fonctionne. On ressent clairement que c'est lui le patron. Du côté de la maison de disques, on ne lui met aucune pression, on ne lui impose rien, on se contente de se rassembler pour écouter la maquette simplement dans un silence quasi monacal et on attend le résultat. Et, comme à chaque fois, il n'y a rien à dire, c'est simplement bluffant.

J’ai été quelque peu déroutée en commençant cette lecture qui me semblait très technique et puis, je me suis laissée aller, j’ai découvert l’univers de la création musicale, j’ai compris comment Etienne Daho, envisageait un nouvel album et tout le travail que cela impliquait. Et j’ai ressenti une vive émotion, comme si, le chanteur partageait tout cela avec moi. C’est étrange, mais en refermant ce livre, j’ai senti qu’un vent de nostalgie venait de souffler. Même dans ses derniers albums, Étienne garde ce côté suave et calme qui rend ses textes toujours aussi « planants ». Je ne sais pas comment le dire autrement, mais dès les premières notes, on reconnaît le son « Daho ». Ce qu’il chante aujourd’hui vous ramène trente ans en arrière. Pas que ça soit ringard, loin de là, c’est juste qu’à l’époque, il était déjà en avance, différent. Quand tout le monde se bousculait sur les tubes d’Indochine dont leur fameux « 3 nuits par semaine », Etienne Daho fredonnait Week-end à Rome.

En grande fan d’Etienne Daho que je suis, j’ai été profondément touchée par « Daho, l’homme qui chante ». C’est bizarre, mais une fois ce livre refermé, ça m’a fait le même effet que quand on annonce le décès d’une personne célèbre dont on ne pouvait imaginer un monde sans elle. J’ai pensé : « Déjà tout ce temps d’écoulé depuis que j’écoute ses chansons ? ». C’est comme si il m’avait dit au revoir, alors que son message est bien « Salut, c’est encore moi » ou plutôt devrais-je dire « Salut, c’est toujours moi. ».

Merci aux éditions Delcourt et à Babelio pour cette lecture, ce fut un grand moment.

Daho, l'homme qui chante de David Chauvel

Daho, l'homme qui chante de David Chauvel

Illustré par Alfred

Paru le 15 octobre 2015 aux éditions Delcourt

ISBN : 978-2756060293

140 pages

18.95€

Découvrez les titres de l'album "Les chansons de l'innocence" dont il est question dans la BD.

Ma chanson favorite, frissons garantis.

Commenter cet article

Mimi 06/01/2016 13:33

Très jolie critique d'une fan absolue. Merci de m'avoir fait partager un peu de ton univers...

Velidhu 06/01/2016 14:52

Avec plaisir Mimi.

Caroline 05/01/2016 20:00

Je suis fan de musique mais pas trop d'Etienne Daho par contre les dessins ont vraiment l'air beau !

Velidhu 06/01/2016 14:51

Oui, c'est épuré tout en étant très vivant.