Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Blog Littéraire : Que Lire ?

Que Lire ? Le blog littéraire d’une rédactrice web de 40 piges qui allie sa passion de l’écriture à celle de la lecture. Des livres et des chroniques littéraires ? Oui, mais pas que ! Vous découvrirez des tests conso, de la culture, de l'art et tout les thèmes lifestyle qui me parlent ; bio, végé, éco et bien-être...

Correcteur, non à un statut précaire

Ils ont profité de la médiatisation du Prix Goncourt pour faire entendre leur voix. Eux, ce sont les correcteurs, qui dénoncent le nivèlement vers le bas de leurs conditions de travail.

Paris, 3 novembre 2016, alors que Leïla Slimani recevait les honneurs pour avoir remporté le Prix Goncourt 2016, une délégation de correcteurs a profité de la présence des médias pour faire la lumière sur leurs conditions de travail.

Tout à commencé en mai 2016 quand les correcteurs lancent une pétition ligne. Leur but, lever le voile sur les changements liés à leur travail. Paiement à la tâche, pression pour prendre un statut d’auto-entrepreneur, baisse du nombre de relectures des documents, le travail comme le salaire, rétrécit comme une peau de chagrin. Leur pétition pour un traitement plus digne a reçu plus de 5000 signatures, parmi lesquelles figurent désormais celles des membres de l’Académie Goncourt.

Correcteurs, éviter à tout prix un statut précaire

Les correcteurs, souvent travailleurs à domicile, sont confrontés à la nouvelle politique d’embauche à la mode depuis quelques années, le paiement au temps de travail productif effectif. Moins de CDI, plus de prestations à la tâche, diminution du travail confié, les conditions de travail tentent à se précariser.

Actuellement en cours de négociation, les correcteurs à domicile et le syndicat national de l’édition discutent d’un système de calcul du nombre d’heures prestées basé sur le travail effectué l’année précédente. Un moyen de s’assurer un salaire régulier tout au long de l’année. « Ce que nous voulons éviter, c’est la pression subie par les autoentrepreneurs, un statut où la concurrence tire les prix à la baisse et dont les patrons ont tendance à oublier que des charges sont à payer par le travailleur. »

En attendant une nouvelle réunion des deux parties fin novembre qui, l’espèrent-ils, mènera à une modification de la convention collective, les correcteurs s’attristent de voir leur métier ainsi dévalué et petit à petit disparaître.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
Malheureusement pour nous qui travaillons en Offshore, la précarité est la norme alors que les robots aujourd'hui sont capable d'écrire à peu près correctement. L'avenir semble bien sombre pour la profession
Répondre
V
Pour le moment les robots peuvent écrire des textes mais destinés à des moteurs de recherches. Personnellement, un texte sans âme ne m'intéresse pas. Ce qui me préoccupe le plus, c'est que beaucoup de métiers, dits de passion, se retrouvent soldés. On baisse les rémunérations, ou pire on généralise le travail à la tâche, remettant sans cesse les travailleurs dans une situation de concurrence.
R
Bon, ce n'est pas moi qui vais te dire qu'on est bien payés... Personnellement, je suis rémunérée à la tâche (ce qui veut dire qu'entre deux livres je ne touche rien et je suis donc considérée comme "à la recherche d'un emploi"), et, selon les demandes, soit pour le livre complet, soit à l'heure (de travail effectué), soit au nombre de mots corrigés... Mais souvent, c'est assez mal payé, j'avoue. En vérité, j'ai la chance de ne pas vraiment avoir besoin de cet argent pour vivre, c'est seulement un plus dans le budget familial du mois (mon mari touche un bon salaire)... Je fait ce travail par passion et parce qu'il me permet effectivement de travailler aux horaires qui me conviennent, depuis mon domicile. Donc, je ne me plains pas, au contraire, je suis très heureuse lorsque l'on m'envoie un nouveau manuscrit... :)
Répondre
V
Je fais comme toi :)
V
J'ai pensé à toi en écrivant cet article ! Ce statut est idéal pour des gens comme toi qui on besoin de liberté mais qui souhaitent tout de même travailler. Là où ça ne va plus, c'est quand on arrête d'embaucher et qu'on demande aux postulants de devenir indépendants...
R
Et entre deux... ben, je profite des "vacances"... ;)
M
La précarisation touche tous les milieux et je n'avais pas eu vent de cette info importante qui va encore déstabiliser la profession...Merci Audrey de nous en faire part car quand on est à la retraite, comme moi, on n'a plus les listes de diffusion professionnelle pour être informé.
Répondre
V
Je crois que malheureusement aujourd'hui tous les métiers sont touchés...
M
Et bien je n'avais pas saisi cette info. Des travailleurs de l'ombre qui n'ont pas fait la Une. Merci Audrey pour le partage.
Répondre
V
De rien. ca me semblait important.