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Publié par Velidhu

Ils ont profité de la médiatisation du Prix Goncourt pour faire entendre leur voix. Eux, ce sont les correcteurs, qui dénoncent le nivèlement vers le bas de leurs conditions de travail.

Paris, 3 novembre 2016, alors que Leïla Slimani recevait les honneurs pour avoir remporté le Prix Goncourt 2016, une délégation de correcteurs a profité de la présence des médias pour faire la lumière sur leurs conditions de travail.

Tout à commencé en mai 2016 quand les correcteurs lancent une pétition ligne. Leur but, lever le voile sur les changements liés à leur travail. Paiement à la tâche, pression pour prendre un statut d’auto-entrepreneur, baisse du nombre de relectures des documents, le travail comme le salaire, rétrécit comme une peau de chagrin. Leur pétition pour un traitement plus digne a reçu plus de 5000 signatures, parmi lesquelles figurent désormais celles des membres de l’Académie Goncourt.

Correcteurs, éviter à tout prix un statut précaire

Les correcteurs, souvent travailleurs à domicile, sont confrontés à la nouvelle politique d’embauche à la mode depuis quelques années, le paiement au temps de travail productif effectif. Moins de CDI, plus de prestations à la tâche, diminution du travail confié, les conditions de travail tentent à se précariser.

Actuellement en cours de négociation, les correcteurs à domicile et le syndicat national de l’édition discutent d’un système de calcul du nombre d’heures prestées basé sur le travail effectué l’année précédente. Un moyen de s’assurer un salaire régulier tout au long de l’année. « Ce que nous voulons éviter, c’est la pression subie par les autoentrepreneurs, un statut où la concurrence tire les prix à la baisse et dont les patrons ont tendance à oublier que des charges sont à payer par le travailleur. »

En attendant une nouvelle réunion des deux parties fin novembre qui, l’espèrent-ils, mènera à une modification de la convention collective, les correcteurs s’attristent de voir leur métier ainsi dévalué et petit à petit disparaître.

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rédacteur offshore 17/11/2016 04:36

Malheureusement pour nous qui travaillons en Offshore, la précarité est la norme alors que les robots aujourd'hui sont capable d'écrire à peu près correctement. L'avenir semble bien sombre pour la profession

Velidhu 17/11/2016 08:52

Pour le moment les robots peuvent écrire des textes mais destinés à des moteurs de recherches. Personnellement, un texte sans âme ne m'intéresse pas. Ce qui me préoccupe le plus, c'est que beaucoup de métiers, dits de passion, se retrouvent soldés. On baisse les rémunérations, ou pire on généralise le travail à la tâche, remettant sans cesse les travailleurs dans une situation de concurrence.

Rebecca G. 10/11/2016 21:14

Bon, ce n'est pas moi qui vais te dire qu'on est bien payés... Personnellement, je suis rémunérée à la tâche (ce qui veut dire qu'entre deux livres je ne touche rien et je suis donc considérée comme "à la recherche d'un emploi"), et, selon les demandes, soit pour le livre complet, soit à l'heure (de travail effectué), soit au nombre de mots corrigés... Mais souvent, c'est assez mal payé, j'avoue. En vérité, j'ai la chance de ne pas vraiment avoir besoin de cet argent pour vivre, c'est seulement un plus dans le budget familial du mois (mon mari touche un bon salaire)... Je fait ce travail par passion et parce qu'il me permet effectivement de travailler aux horaires qui me conviennent, depuis mon domicile. Donc, je ne me plains pas, au contraire, je suis très heureuse lorsque l'on m'envoie un nouveau manuscrit... :)

Velidhu 13/11/2016 21:37

Je fais comme toi :)

Velidhu 13/11/2016 21:37

J'ai pensé à toi en écrivant cet article ! Ce statut est idéal pour des gens comme toi qui on besoin de liberté mais qui souhaitent tout de même travailler. Là où ça ne va plus, c'est quand on arrête d'embaucher et qu'on demande aux postulants de devenir indépendants...

Rebecca G. 10/11/2016 21:16

Et entre deux... ben, je profite des "vacances"... ;)

manou 08/11/2016 07:52

La précarisation touche tous les milieux et je n'avais pas eu vent de cette info importante qui va encore déstabiliser la profession...Merci Audrey de nous en faire part car quand on est à la retraite, comme moi, on n'a plus les listes de diffusion professionnelle pour être informé.

Velidhu 13/11/2016 21:32

Je crois que malheureusement aujourd'hui tous les métiers sont touchés...

Mimi 07/11/2016 21:32

Et bien je n'avais pas saisi cette info. Des travailleurs de l'ombre qui n'ont pas fait la Une. Merci Audrey pour le partage.

Velidhu 13/11/2016 21:31

De rien. ca me semblait important.